Intégration motrice primordiale

L’intégration motrice primordiale est une approche globale qui permet d’intégrer les réflexes archaïques.

C’est une approche éducative, qui n’a aucune prétention thérapeutique. Elle se se substitue pas à une prise en charge par un professionnel de santé.

Qu’est-ce qu’un réflexe archaïque ?

Les réflexes archaïques sont en quelque sorte des programmes de mouvements involontaires qui vont assurer la survie du bébé et lui permettre de découvrir son environnement. Ils se développent dès la grossesse, pendant l’accouchement puis vont peu à peu s’intégrer les 3 premières années de la vie de l’enfant.

Avez-vous déjà mis votre doigt dans la main d’un bébé ? Involontairement, le bébé referme ses doigts très fermement sur le vôtre : c’est le réflexe d’agrippement. Ce réflexe va être actif les premiers mois puis s’intégrer pour laisser la place à un mouvement volontaire. Le bébé est alors capable d’attraper volontairement un objet placé devant lui.

Une fois intégré, le réflexe est “archivé” dans notre cerveau. Il pourra réapparaitre en cas de stress. Par exemple, si nous sommes debout dans un bus et que celui-ci freine brusquement, nous nous agrippons à quelque chose pour ne pas tomber : nous n’avons pas eu à réfléchir, ce mécanisme s’est mis en place de manière automatique, involontairement.

Quel est l’impact d’un réflexe non intégré ?

Pour diverses raisons, certains réflexes ne se sont pas bien intégrés dans les premières années de l’enfant (grossesse difficile, accouchement compliqué ou trop rapide, césarienne, manque de motricité libre…) ou alors, ils se réactivent sous stress, notamment à l’école.

Non intégrés, les réflexes vont parasiter nos 3 sphères :

  • Sphère cognitive : apprentissages, mémoire, concentration
  • Sphère émotionnelle : relation avec les autres, gestion des émotions, confiance en soi
  • Sphère corporelle : posture, équilibre, coordination

Si on reprend l’exemple du réflexe d’agrippement, non intégré, on peut observer :

  • Impact cognitif : retard de langage, difficultés à “attraper les idées”
  • Impact émotionnel : difficultés à lâcher prise, enfant très demandeur (collé à ses parents)
  • Impact corporel : tenue du stylo en force, dysgraphie, difficultés pour s’habiller, faire ses lacets…

Comment réintégrer un réflexe ?

On peut réintégrer un réflexe de différentes manières :

  • Remodelage isométrique
  • Intégration tactile (“massage” spécifique par-dessus les vêtements, pour prendre conscience de tous les segments du corps)
  • Mouvements de Brain Gym®
  • Activités avec des balles et des sacs de grains
  • Jeux…

C’est la personne qui choisit ce qui lui convient le mieux.

Quel est l’intérêt de faire un bilan ?

Le bilan permet de comprendre que la personne adopte des comportements ou des attitudes non adaptés, sans faire exprès.

Quel soulagement pour l’enfant de comprendre que ce n’est pas de sa faute s’il se tient mal pour écrire, si son écriture monte, s’il inverse les lettres, s’il se met en colère facilement… Les parents portent alors un autre regard sur leur enfant et vont pouvoir l’accompagner pour un mieux-être.

Comment accompagner les enfants au quotidien ?

Voici les conseils que je donne régulièrement :

  • Bouger sans contraintes :  aller se promener dans la nature, jouer dans les parcs de jeux (se balancer, sauter, grimper, courir, tenir en équilibre…)
  • Limiter le temps passé sur les écrans
  • Favoriser les jeux libres (sans règles) et l’ennui (source de créativité). Eviter le trop plein d’activités, source de stress supplémentaire.
  • Laisser l’enfant s’assoir comme il veut, ou faire ses devoirs allongé sur le sol,  même si la position vous semble curieuse.
  • Bouger et jouer pour apprendre les leçons : apprendre les mots en les écrivant dans le dos, dans le sable ou en les sculptant dans de la pâte à modeler , mettre en scène sa poésie, manipuler des objets pour apprendre à compter… On trouve plein d’idées originales sur internet.
  • Apprendre à reconnaitre ses émotions
  • Faire des mouvements de Brain Gym